Et oui, me revoilà déjà. Alors alors, quelles sont les dernières nouvelles? En ce moment les choses sont en grand mouvement et je commence à prendre conscience de l'enjeu de tout ce qui gravite autour de moi.
Pour commencer, hier j'avais rendez vous chez le médecin, afin de remettre à plat les problèmes que j'ai pu avoir ces derniers mois et d'y trouver des solutions. Après 30 minutes de discussion nous en avons conclus qu'il était temps de me remettre sous anti dépresseur, pour environ six mois, le temps pour moi de retrouver une motivation dans la vie. C'est la première fois qu'un professionnel de santé ose mettre le terme "dépression" sur mon état, et cela entraine toute une prise de conscience. Il est temps de ne plus jouer avec le feu mais d'écouter les conseils des gens que j'ai autour de moi. Je ne peux rester ainsi toute une vie, je ne peux continuer à me battre contre des démons voraces sans l'aide des autres.
Je ne sais pas d'où peut venir ce mal, c'est étrange. Il remonte surement à mes jeunes années, puisque depuis le collège j'exaspère mon entourage par mon pessimisme sans faille, par ma froideur dans les rapports humains, par mes peurs exacerbées. Peut être que l'étape de l'adolescence n'a pas été passée avec succès? à cause de mon homosexualité, à cause de plein d'autres choses. Peut être que les sentiments amoureux ont tendance à me rappeler combien tout ce que l'on chéri peut être fragile? Je repense parfois à Aaron en me disant que jusqu'au jour où tout n'allait plus, tout allait bien; alors pourquoi ne serait ce pas la même chose aujourd'hui?
Ma relation avec R. a certainement révélé et réveillé en moi de nombreuses choses enfouies depuis très longtemps. Pendant deux ans je me suis senti "déshumanisé" au point de ne plus être capable de ressentir le moindre sentiment à l'égard d'un Homme. J'avais perdu confiance en eux, en l'amour, en la vie. Quand je l'ai rencontré je pense que j'arrivais à un certain tournant; je terminais ma PCEM1, je rejetais définitivement mon ancienne relation avec A. par la même occasion. Les sentiments ont pu renaitre, non sans douleur, non sans angoisse. Deux ans sans vivre et sans appréhender les relations avec le monde autour vous fait perdre un peu de l'assurance dont vous avez besoin dans ce genre de circonstances. Chaque jour à présent j'apprends à me réintégrer dans une vie sociale, même si le combat est parfois fatiguant et sanglant. J'essaye un peu tous les matins de me dire que ce jour sera peut être le bon; celui du virage, celui de la fuite de la tristesse, celui du retour à la joie.
J'avance à présent, lentement, mais j'essaye de me battre contre toutes ces choses qui me déstabilisent un peu trop. J'essaye de mettre de coté les discordes et de pardonner à tout ceux et à toutes les choses qui m'ont fait et me font encore du mal, j'essaye d'oublier comme il est probable que je ne sois jamais satisfait de mon existence et je me force à faire en sorte que tout redevienne calme, serein et rassurant.
jeudi 11 novembre 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire