Elle traine en longueur, depuis des mois, des années. Les démons invisibles reviennent par période, par intermittence, semblant détruire tout ce que l'on a réussi à construire. Depuis des années je me suis battu, pour chaque jour ne pas sombrer dans cette dépression, dans ce gouffre qui a réussi il y a un peu plus de six mois à m'enterrer dans le monde des vivants.
On se remet sans arrêt en question, en se disant que tout ce que l'on fait est voué à l'échec; aussi bien dans le domaine professionnel que sentimental. Les amis disparaissent, pour laisser place à un vide indimensionnel, incurable en apparence. Nous nous devons de prendre conscience de l'urgence de cet état, de cette mort interne pour courir vers une issue de secours.
Elles sont nombreuses, les manières de fuir chacune de nos névroses; médicaments, psychologue dans le parcours classique, écriture, amour, dans le parcours personnel. On se retient de respirer quand quelque chose nous dérange, pour tenter d'arrêter l'esprit qui dicte toutes les idées noires, on soupir à chaque effort, à chaque contrariété, comme si le souffle de la vie nous fuyait à chacune de nos respirations.
L'air semble inutile, le plaisir moindre, le ciel toujours gris. Les retrouvailles avec l'état d'esprit passé restent un fantasme que l'on ne pense plus jamais atteindre, puisque tous nos neurones restent grisés par la maladie qui fait rage.
J'ai pris en main ma vie, entre traitement et début de psychothérapie. Je tente chaque jour de donner de nouvelles ouvertures à mon existence, en amour, en cours, en amitié. J'ai appris à me confier, à essayer de vivre avec le passé des autres, avec mon propre passé.
Je ne sais pourquoi la vie d'avant chez eux me dérange tant, pourquoi les aventures passées me sont insupportables à regarder; peut être tout simplement parce que cela ma ramène aux erreurs que j'ai pu faire il y a des années quand ma jeunesse d'adolescent prenait le pas sur ma raison de jeune adulte.
Je vais fuir, loin de tout cela, en occultant à jamais tout ce voyage là, celui qui m'a amené à mes 20 ans, à ma nouvelle vie. " Tout commence maintenant ", alors allons y, et laissons aux autres la chance de se racheter à notre vision monogamique de la vie, à notre exigence trop poussée, à notre insatisfaction perpétuelle.
jeudi 2 décembre 2010
mercredi 24 novembre 2010
- Thérapie -
Moi je sais, que c'est pas la vie...
Comme le dirait si bien Mylène; "corps cassé, nulle espérance". Il faut chaque jour tenter de panser chacune de nos plaies profondes, j'y travaille. Il y a 10 ans j'ai perdu confiance en tout ce que le monde pouvait nous offrir, à cause de certains évènements traumatiques, à cause de tout ce que l'humanité n'a pas réussi à m'inspirer.
J'ai tenté bien des remise en marche, mais tout est là pour me rappeler que la vie n'est pas tous les jours un cadeau. Quand je vois ces gens avancer aveuglement dans le brouillard de l'existence, quand je vois toute la souffrance que peut provoquer l'affection que l'on donne aux autres. J'ai ramassé bien des corps malades, tenté par tous les moyens de montrer aux autres que chacune des épreuves que l'on nous donne est là pour nous faire avancer vers le bonheur, mais aujourd'hui je me dis que je suis un foutu con hypocrite. Je n'avance pas, je recule, dès que la peur envahi chacun de mes gestes, je me mure derrière mes sourires formatés pour tenter à chaque fois de ne pas inspirer la pitié des gens mais au fond je sais très bien que tout n'est que manipulation et faux-semblants.
On nait heureux, on nait malheureux; j'en suis persuadé. Certains esprits peuvent survivre à tout ce que le monde leur jète à la figure, d'autres en meurt petit à petit, c'est un fait.
L'accumulation; menaces, moqueries, défaites, trahisons, insultes, violences. Tout cela fait qu'aujourd'hui je ne suis plus capable de me laisser aller à la sérénité; pitoyable.
jeudi 11 novembre 2010
- Reprise en main -
Et oui, me revoilà déjà. Alors alors, quelles sont les dernières nouvelles? En ce moment les choses sont en grand mouvement et je commence à prendre conscience de l'enjeu de tout ce qui gravite autour de moi.
Pour commencer, hier j'avais rendez vous chez le médecin, afin de remettre à plat les problèmes que j'ai pu avoir ces derniers mois et d'y trouver des solutions. Après 30 minutes de discussion nous en avons conclus qu'il était temps de me remettre sous anti dépresseur, pour environ six mois, le temps pour moi de retrouver une motivation dans la vie. C'est la première fois qu'un professionnel de santé ose mettre le terme "dépression" sur mon état, et cela entraine toute une prise de conscience. Il est temps de ne plus jouer avec le feu mais d'écouter les conseils des gens que j'ai autour de moi. Je ne peux rester ainsi toute une vie, je ne peux continuer à me battre contre des démons voraces sans l'aide des autres.
Je ne sais pas d'où peut venir ce mal, c'est étrange. Il remonte surement à mes jeunes années, puisque depuis le collège j'exaspère mon entourage par mon pessimisme sans faille, par ma froideur dans les rapports humains, par mes peurs exacerbées. Peut être que l'étape de l'adolescence n'a pas été passée avec succès? à cause de mon homosexualité, à cause de plein d'autres choses. Peut être que les sentiments amoureux ont tendance à me rappeler combien tout ce que l'on chéri peut être fragile? Je repense parfois à Aaron en me disant que jusqu'au jour où tout n'allait plus, tout allait bien; alors pourquoi ne serait ce pas la même chose aujourd'hui?
Ma relation avec R. a certainement révélé et réveillé en moi de nombreuses choses enfouies depuis très longtemps. Pendant deux ans je me suis senti "déshumanisé" au point de ne plus être capable de ressentir le moindre sentiment à l'égard d'un Homme. J'avais perdu confiance en eux, en l'amour, en la vie. Quand je l'ai rencontré je pense que j'arrivais à un certain tournant; je terminais ma PCEM1, je rejetais définitivement mon ancienne relation avec A. par la même occasion. Les sentiments ont pu renaitre, non sans douleur, non sans angoisse. Deux ans sans vivre et sans appréhender les relations avec le monde autour vous fait perdre un peu de l'assurance dont vous avez besoin dans ce genre de circonstances. Chaque jour à présent j'apprends à me réintégrer dans une vie sociale, même si le combat est parfois fatiguant et sanglant. J'essaye un peu tous les matins de me dire que ce jour sera peut être le bon; celui du virage, celui de la fuite de la tristesse, celui du retour à la joie.
J'avance à présent, lentement, mais j'essaye de me battre contre toutes ces choses qui me déstabilisent un peu trop. J'essaye de mettre de coté les discordes et de pardonner à tout ceux et à toutes les choses qui m'ont fait et me font encore du mal, j'essaye d'oublier comme il est probable que je ne sois jamais satisfait de mon existence et je me force à faire en sorte que tout redevienne calme, serein et rassurant.
Pour commencer, hier j'avais rendez vous chez le médecin, afin de remettre à plat les problèmes que j'ai pu avoir ces derniers mois et d'y trouver des solutions. Après 30 minutes de discussion nous en avons conclus qu'il était temps de me remettre sous anti dépresseur, pour environ six mois, le temps pour moi de retrouver une motivation dans la vie. C'est la première fois qu'un professionnel de santé ose mettre le terme "dépression" sur mon état, et cela entraine toute une prise de conscience. Il est temps de ne plus jouer avec le feu mais d'écouter les conseils des gens que j'ai autour de moi. Je ne peux rester ainsi toute une vie, je ne peux continuer à me battre contre des démons voraces sans l'aide des autres.
Je ne sais pas d'où peut venir ce mal, c'est étrange. Il remonte surement à mes jeunes années, puisque depuis le collège j'exaspère mon entourage par mon pessimisme sans faille, par ma froideur dans les rapports humains, par mes peurs exacerbées. Peut être que l'étape de l'adolescence n'a pas été passée avec succès? à cause de mon homosexualité, à cause de plein d'autres choses. Peut être que les sentiments amoureux ont tendance à me rappeler combien tout ce que l'on chéri peut être fragile? Je repense parfois à Aaron en me disant que jusqu'au jour où tout n'allait plus, tout allait bien; alors pourquoi ne serait ce pas la même chose aujourd'hui?
Ma relation avec R. a certainement révélé et réveillé en moi de nombreuses choses enfouies depuis très longtemps. Pendant deux ans je me suis senti "déshumanisé" au point de ne plus être capable de ressentir le moindre sentiment à l'égard d'un Homme. J'avais perdu confiance en eux, en l'amour, en la vie. Quand je l'ai rencontré je pense que j'arrivais à un certain tournant; je terminais ma PCEM1, je rejetais définitivement mon ancienne relation avec A. par la même occasion. Les sentiments ont pu renaitre, non sans douleur, non sans angoisse. Deux ans sans vivre et sans appréhender les relations avec le monde autour vous fait perdre un peu de l'assurance dont vous avez besoin dans ce genre de circonstances. Chaque jour à présent j'apprends à me réintégrer dans une vie sociale, même si le combat est parfois fatiguant et sanglant. J'essaye un peu tous les matins de me dire que ce jour sera peut être le bon; celui du virage, celui de la fuite de la tristesse, celui du retour à la joie.
J'avance à présent, lentement, mais j'essaye de me battre contre toutes ces choses qui me déstabilisent un peu trop. J'essaye de mettre de coté les discordes et de pardonner à tout ceux et à toutes les choses qui m'ont fait et me font encore du mal, j'essaye d'oublier comme il est probable que je ne sois jamais satisfait de mon existence et je me force à faire en sorte que tout redevienne calme, serein et rassurant.
mardi 9 novembre 2010
- Me battre pour toi -
Je m’en souviens comme si c’était hier.
Lendemain matin
D’une beuverie sévère.
Je me souviens
De ce sourire incertain.
Passage du hasard
Et crainte dans la peau.
Sensation bizarre
D’un cœur au flambeau.
Je me souviens
De ce jeudi si lointain.
A ce moment je n’osais
Pas encore envisager
Ce beau futur
Belle aventure.
Et chaque jour encore,
Pour me sentir vivre,
Me battre pour toi.
Tirer la force du « nous »
Et faire de ce si bel amour
Comme une unique voix.
Et six mois passèrent,
Car chaque jour aidant,
Derrière nos orages,
Se cache le beau temps,
De notre amour,
Aux si instables contours.
Croissance et mérite
De ces doux éclairs,
Qui chaque soir,
Rejettent en arrière,
Les ombres noires,
Et tout notre désespoir.
Aujourd’hui je les crierais,
Pour qu’ils soient connus du monde entier,
Ces sentiments,
Sentiments vrais.
Et chaque jour encore,
Pour me sentir vivre,
Me battre pour toi.
Tirer la force du « nous »
Et faire de ce si bel amour
Comme une unique voix.
vendredi 5 novembre 2010
- Contusions du coeur -
Il est encore tard; moment propice à l'écriture. Je me rends compte que ces derniers temps je reviens à mes premiers amours, aux blogs, aux pages de papier gribouillées de mots éparses et sans liens, aux toiles de fond que l'on souille de traits rouges comme pour exorciser un mal.
Je repense souvent à ces anciennes années où je me demander si la tristesse que je ressentais pouvais être pire, et je me rends bien compte aujourd'hui que oui; je n'avais pas encore gouté à cette époque à la réelle détresse.
Des fois je m'en veux de raisonner ainsi; j'ai une famille géniale qui m'aime, un copain qui semble lui aussi m'apprécier à ma juste valeur. J'ai la chance de pouvoir faire à peu prêt tout ce que je veux, mes parents étant capables de me soutenir moralement et financièrement mais pourtant...
Tout est toujours plus compliqué en pratique. Passer du figé au vivant n'est pas mince affaire, et j'ai aujourd'hui beaucoup de mal à mettre en route ma toute fraiche vie d'adulte.
Je n'ai jamais aimé les responsabilités, je n'ai jamais été quelqu'un de débrouillard non plus. La fac de médecine m'a appris à me battre sur la durée, mais maintenant pas mal de mes forces m'ont quitté.
Il y a six moi je mettais ma dépression sur le compte de mon échec, mais je me rend compte à présent qu'il n'était qu'une poussière dans l'univers de mes problèmes, la poussière de trop qui a bloqué tout mon mécanisme.
J'essaye chaque jour de résumer un peu tous les soucis que je devrai régler et la liste est plutôt longue :
- Ne plus avoir peur de l'avenir.
- Accepter que l'on m'aime sans remettre en cause les sentiments de l'autre.
- Calmer ma jalousie.
- Prendre du recul quand à ma relation amoureuse.
- Ne pas pleurer à la moindre contrariété.
- Ne pas penser à mourir chaque soir.
- Ne pas voir la vie comme un cauchemar.
- Laisser aux autres un peu plus de libertés.
- Apprendre à aller vers les autres.
- Accepter mon homosexualité.
- Me remettre dans mes études.
- Trouver un intérêt aux études.
- Me projeter dans un futur métier.
- Me projeter dans un futur à deux.
- Laisser les autres m'aider.
- Laisser les autres me critiquer.
- Arriver à dormir.
- Calmer les crises de "boulimie".
Et j'en passe... Chaque jour la liste s'allonge un peu plus. Il y a 4 mois je ne pensais pas à l'inutilité de la vie, je me croyais juste à côté de la plaque et je pensais que cela allait passer. Aujourd'hui j'en reviens à me demander chaque matin quel est l'intérêt de se lever puisque j'envisage souvent à ce moment là ma mort très proche; à cause d'un arrêt cardiaque, à cause d'un accident de la route, à cause d'une rupture qui me ferait faire la connerie de trop.
Mes parents ne suivent plus; ma mère sombre peu à peu avec moi, mon père tente de rester calme et de proposer des solutions afin de soulager le climat familial. Ma soeur semble aller de plus en plus mal aussi, pour diverses raisons et n'ose pas en parler à mes parents. D'après elle "deux enfants pas bien, ça te fou en l'air une vie passée à donner du meilleur de toi même pour donner tout le bonheur dont a besoin ta progéniture ".
Aujourd'hui je suis perdu; entre toutes les discordes qui rythment ma vie. Celles de mes parents, celles de mes amis, celles de mon amour. J'ai toujours eu conscience que je n'étais pas "normal"; toujours trop pessimiste, toujours trop faible face aux affronts de la vie, mais aujourd'hui je bats tous les records.
Vincent, 20 ans, dépression, 3 mois d'anti depresseurs passés et bientôt de nombreux autres. Une psy et bientôt une deuxième, des tentatives de technique de relaxation. Prise en cachette d'anxiolytique les soirs où la vie est trop lourde à porter, abus d'alcool quand j'en ai l'occasion. Surdose de nicotine à certains moments, sous dose de nourriture tout au long de la journée. Accroissement brutal de la faim le soir, gavage nocturne jusqu'à 3h du matin. Levé 6h puis réendormissement, séchage de cours sans culpabilité. Peut souhaiter la mort des autres et parfois même la sienne. Peut souhaiter la mort des autres pour en tirer bénéfices dans certaines circonstances. Etrange animosité envers les gens qui m'entourent. Incompréhension du monde en général.
Je repense souvent à ces anciennes années où je me demander si la tristesse que je ressentais pouvais être pire, et je me rends bien compte aujourd'hui que oui; je n'avais pas encore gouté à cette époque à la réelle détresse.
Des fois je m'en veux de raisonner ainsi; j'ai une famille géniale qui m'aime, un copain qui semble lui aussi m'apprécier à ma juste valeur. J'ai la chance de pouvoir faire à peu prêt tout ce que je veux, mes parents étant capables de me soutenir moralement et financièrement mais pourtant...
Tout est toujours plus compliqué en pratique. Passer du figé au vivant n'est pas mince affaire, et j'ai aujourd'hui beaucoup de mal à mettre en route ma toute fraiche vie d'adulte.
Je n'ai jamais aimé les responsabilités, je n'ai jamais été quelqu'un de débrouillard non plus. La fac de médecine m'a appris à me battre sur la durée, mais maintenant pas mal de mes forces m'ont quitté.
Il y a six moi je mettais ma dépression sur le compte de mon échec, mais je me rend compte à présent qu'il n'était qu'une poussière dans l'univers de mes problèmes, la poussière de trop qui a bloqué tout mon mécanisme.
J'essaye chaque jour de résumer un peu tous les soucis que je devrai régler et la liste est plutôt longue :
- Ne plus avoir peur de l'avenir.
- Accepter que l'on m'aime sans remettre en cause les sentiments de l'autre.
- Calmer ma jalousie.
- Prendre du recul quand à ma relation amoureuse.
- Ne pas pleurer à la moindre contrariété.
- Ne pas penser à mourir chaque soir.
- Ne pas voir la vie comme un cauchemar.
- Laisser aux autres un peu plus de libertés.
- Apprendre à aller vers les autres.
- Accepter mon homosexualité.
- Me remettre dans mes études.
- Trouver un intérêt aux études.
- Me projeter dans un futur métier.
- Me projeter dans un futur à deux.
- Laisser les autres m'aider.
- Laisser les autres me critiquer.
- Arriver à dormir.
- Calmer les crises de "boulimie".
Et j'en passe... Chaque jour la liste s'allonge un peu plus. Il y a 4 mois je ne pensais pas à l'inutilité de la vie, je me croyais juste à côté de la plaque et je pensais que cela allait passer. Aujourd'hui j'en reviens à me demander chaque matin quel est l'intérêt de se lever puisque j'envisage souvent à ce moment là ma mort très proche; à cause d'un arrêt cardiaque, à cause d'un accident de la route, à cause d'une rupture qui me ferait faire la connerie de trop.
Mes parents ne suivent plus; ma mère sombre peu à peu avec moi, mon père tente de rester calme et de proposer des solutions afin de soulager le climat familial. Ma soeur semble aller de plus en plus mal aussi, pour diverses raisons et n'ose pas en parler à mes parents. D'après elle "deux enfants pas bien, ça te fou en l'air une vie passée à donner du meilleur de toi même pour donner tout le bonheur dont a besoin ta progéniture ".
Aujourd'hui je suis perdu; entre toutes les discordes qui rythment ma vie. Celles de mes parents, celles de mes amis, celles de mon amour. J'ai toujours eu conscience que je n'étais pas "normal"; toujours trop pessimiste, toujours trop faible face aux affronts de la vie, mais aujourd'hui je bats tous les records.
Vincent, 20 ans, dépression, 3 mois d'anti depresseurs passés et bientôt de nombreux autres. Une psy et bientôt une deuxième, des tentatives de technique de relaxation. Prise en cachette d'anxiolytique les soirs où la vie est trop lourde à porter, abus d'alcool quand j'en ai l'occasion. Surdose de nicotine à certains moments, sous dose de nourriture tout au long de la journée. Accroissement brutal de la faim le soir, gavage nocturne jusqu'à 3h du matin. Levé 6h puis réendormissement, séchage de cours sans culpabilité. Peut souhaiter la mort des autres et parfois même la sienne. Peut souhaiter la mort des autres pour en tirer bénéfices dans certaines circonstances. Etrange animosité envers les gens qui m'entourent. Incompréhension du monde en général.
samedi 30 octobre 2010
- Et tout se déchire -
Les insomnies ont recommencé. Il est près de 4h du matin et je me retrouve ici pour venir vomir sur écran la tourmente de ce soir. Je me suis mis au lit en pleine crise d'angoisse; voila pourquoi il m'est aujourd'hui difficile de trouver le sommeil. Cela fait presque 3 jours que je suis dans un état dépressionnaire constant, alors que d'habitude j'oscille entre bonne humeur et chagrin tout au long de la journée.
J'ai perdu l'envie de vivre, j'ai perdu ma motivation. Je n'ai plus envie de guérir, juste dormir et mourir pour arrêter ce calvaire. Je ne sais pas de quoi me plaindre, ni même ce qui dans ma vie me pousse chaque jour à la détester un peu plus, mais pourtant je suis là à prier en vain qu'on me libère de cette torture interne.
J'ai mal au coeur chaque jour, mal à la tête de trop réfléchir. J'ai mal aux bras de devoir porter chaque seconde les fardeaux invisibles de mon existence. Je me sens seul, terriblement seul, si tu savais. Quand je rentre chez moi il ne me reste rien; pas même l'envie de ressortir pour aller voir un quelconque ami pour aller à contre courant de la routine à laquelle j'essaye de m'habituer.
Demain je pourrai mourir sans m'en rendre compte; je crois que de toute manière je suis déjà mort de l'intérieur. Je deviens peu à peu ce légume qui est si laid à voir, ce cadavre encore vivant que l'on voudrait achever pour l'empêcher d'avoir mal. Je me sens comme ces gens condamnés qui savent que la vie ne leur apportera plus rien de bon, c'est si triste de penser comme cela à mon âge mais je ne peux m'en empêcher.
Je suis un boulet pour tous; mes parents, mon copain qui s'il savait tout cela se sentirai surement très coupable alors qu'il n'en a aucune raison. Il est une des seule chose qui me fasse tenir chaque jour; je voudrai partir loin avec lui et exister au moins une fois dans ma vie.
Je voudrai qu'on arrête le manège et qu'on me laisse descendre; aujourd'hui je ne veux plus tourner en rond dans les fantasmes pervers de l'Humanité.
Laissez moi partir, laissez moi mourir.
J'ai perdu l'envie de vivre, j'ai perdu ma motivation. Je n'ai plus envie de guérir, juste dormir et mourir pour arrêter ce calvaire. Je ne sais pas de quoi me plaindre, ni même ce qui dans ma vie me pousse chaque jour à la détester un peu plus, mais pourtant je suis là à prier en vain qu'on me libère de cette torture interne.
J'ai mal au coeur chaque jour, mal à la tête de trop réfléchir. J'ai mal aux bras de devoir porter chaque seconde les fardeaux invisibles de mon existence. Je me sens seul, terriblement seul, si tu savais. Quand je rentre chez moi il ne me reste rien; pas même l'envie de ressortir pour aller voir un quelconque ami pour aller à contre courant de la routine à laquelle j'essaye de m'habituer.
Demain je pourrai mourir sans m'en rendre compte; je crois que de toute manière je suis déjà mort de l'intérieur. Je deviens peu à peu ce légume qui est si laid à voir, ce cadavre encore vivant que l'on voudrait achever pour l'empêcher d'avoir mal. Je me sens comme ces gens condamnés qui savent que la vie ne leur apportera plus rien de bon, c'est si triste de penser comme cela à mon âge mais je ne peux m'en empêcher.
Je suis un boulet pour tous; mes parents, mon copain qui s'il savait tout cela se sentirai surement très coupable alors qu'il n'en a aucune raison. Il est une des seule chose qui me fasse tenir chaque jour; je voudrai partir loin avec lui et exister au moins une fois dans ma vie.
Je voudrai qu'on arrête le manège et qu'on me laisse descendre; aujourd'hui je ne veux plus tourner en rond dans les fantasmes pervers de l'Humanité.
Laissez moi partir, laissez moi mourir.
mercredi 27 octobre 2010
- No dream anymore -
Je n'ai jamais eu l'envie de faire ce rêve là; de l'envisager comme réel; de le désirer plus que tout. Depuis toujours je n'ai jamais aspiré à de grandes choses; à la gloire, à la reconnaissance. Quand le majorité du monde se tue à devenir quelqu'un moi je me terre à tenter d'être tout simplement. Ils aiment se deviner Homme politique, chanteur ou chanteuse aux millions d'albums vendus, mannequins à la carrure enviée alors que moi je reste là à me demander si un jour je serai capable de faire abstraction de tout le monde qui m'entoure.
J'étais enfant quand mes premières envies sont apparues; trouver un amour, une fusion, une communion; avec moi même puis ensuite avec un Autre. J'ai toujours espéré qu'il pouvait exister; cet homme là, celui qui m'aurait fait sentir moins ordinaire, moins inutile, moins insipide.
Depuis toujours je le savais; que je deviendrai cette ignoble chose, que je vivrai dans de nombreuses sortes de marginalités. Le rêve homosexuel par tous les saints ne m'attire pas; je ne veux pas multiplier les amants, ni même jouir à chacun de mes rapports comme ces chiennes qui ne se lassent pas des étreintes sexuelles qu'elles multiplient. Je ne veux pas être de ceux qu'on baise avant de considérer, je ne veux plus être catalogué dans ce genre de communauté et je ne l'ai jamais voulu d'ailleurs.
Mes envies sont beaucoup plus simples et honnêtes; je rêve de rester là avec une personne; la seule. Construire une vie à deux pour m'aider à avancer face à tous ces affronts de l'extérieur, partager mes peurs et rassurer celles de la personne qui saura jusqu'à la fin supporter chacune de mes névroses. Il est difficile de faire naitre de deux corps-amants le bonheur; il est si fin et instable. Quand il arrive il finit toujours par repartir l'instant d'après; à cause d'une crainte, à cause d'une faille dans l'esprit des gens. J'aime les instants fragiles; comme ceux qu'il arrive à me donner. J'aime cette sérénité instable qui me fait chaque jour me remettre en question; et si j'étais trop jaloux? et si je n'étais pas assez attentif à lui? et si, et si... des multitudes de questions qui me viennent chaque soir quand je me retrouve seul après nos "au revoir" qui me font si peur.
J'ai toujours pensé que l'amour était une chose extraordinaire mais pas pour autant toujours une chose facile. Il est compliqué de vivre pleinement nos sentiments, surtout quand la confiance en soit n'a jamais été là. Il est déstabilisant de sentir la décharge électrique du coup de foudre quand on s'est juré de ne jamais devenir dépendant de quelqu'un d'autre que soit même.
J'ai eu peur; pendant presque six mois et j'ai encore peur. Peur de voir partir au loin l'élément du rêve qui fait tout tenir. Peur de voir que même les désirs simples sont souvent difficiles à accomplir.
Demain j'irai voir cette femme qui je l'espère m'aidera à trouve nombre de pansements aux plaies de ma vie, aux plaies de nos vies. 1h30 de confidence pour mettre en place le reste de l'analyse et de la thérapie, 1h30 pour convaincre et faire passer le message de la détresse qui vit en moi depuis de nombreuses années et qui m'a poussé ces derniers mois à la prendre plus au sérieux.
Promis Ô grands amis fidèles, grande tristesse et grand sentiment de désarmement, je vous redonnerai très bientôt votre liberté et me rendrai par la même occasion le goût de la vie.
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