Retour aux sources
J'ai taillé mes cheveux et retiré ce masque, comme à l'époque, comme au premier jour de ma vie. J'ai laissé ces airs sur le bas côté et j'ai commencé à redonner à ma vie un semblant de cohérence : des gestes inscrits dans une sorte de cheminement qui reste encore un peu flou mais qui commence à s'éclaircir. Tu sais, c'est comme si je retournais en arrière et que j'essayais de comprendre d'où tout ça a bien pu venir. Je ressens parfois ces tirs qui reviennent du passé, qui m'attrapent pour essayer de me faire sortir la tête de l'eau et qui me murmurent que je suis un imposteur. Des brides de souvenirs, d'images, des mots qui ressurgissent ça et là. Des envies d'ailleurs, de paysages froids et désabusés par le vent des bords de mer, comme si cette Bretagne originelle avait réussi avec le temps à trouver place au fond de mon coeur. J'ai ces mémoires de sable et de vagues, de vents et marées, de crêpes et de sucre. Ces photos qui sont là pour me rappeler que sans tout ça je ne serai pas ce que je suis aujourd'hui et qu'il est temps d'arrêter de mentir, d'arrêter de me mentir à moi même. Je ne dois pas trouver pourquoi, mais plutôt comment régler mon problème. Les causes ne seront certainement jamais élucidée mais j'ai une petite idée de ce qu'il faudrait que je fasse pour sortir de ce tunnel interminable. Hélas je ne suis pas maitre de cet évènement.
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