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"Les débuts de relation sont quelque chose que j’appréhende beaucoup à présent. Comment construire des bases solides ? Comment ne pas lasser l’autre ? Comment prouver à l’autre qu’il compte pour nous ? Tout cela est compliqué pour moi qui m’exprime si peu sur ce que je peux ressentir. Les fardeaux du passé sont toujours là pour vous faire peur, pour vous faire douter de la personne que vous avez en face de vous, mais avec le temps ils commencent à lentement disparaître pour faire place à une certaine sérénité qui est pour ma part inhabituelle. "
". Le processus de libération et d’acceptation a été long et compliqué, peut être plus que pour d’autres. Apprendre à se connaître est quelque chose de difficile, encore aujourd’hui je n’arrive pas à comprendre toute ma personnalité et d’où peuvent venir certains de me blocages, sûrement la fatalité de la vie. "
"On ne peut rester éternellement seul, vivre comme unique auditeur de ses doutes est trop dangereux. La confidence n’a jamais été mon fort, jusqu’à aujourd’hui. Il est plus facile de rire de nos erreurs que d’en tirer des leçons. Il est plus évident de cacher son chagrin que de l’avouer. J’ai toujours fait en sorte de ne pas trop laisser paraître un certain mal-être constant, dont je ne connais pas vraiment l’origine. Je me suis toujours considéré comme différent, depuis tout petit, en bien ou en mal, peu importe, je ne saurai pas le dire. Cette sorte d’incompatibilité avec le bonheur total m’a toujours tiré vers le bas dans ma considération personnelle ; je ne m’aime pas, je ne supporte ni ma personne ni les erreurs et les échecs que j’ai pu commettre.
Il faut vivre avec beaucoup de désillusions, et le partage est le seul moyen de survivre à ces affronts de la vie."
"La timidité des gens est toujours un motif valable pour la moquerie, puisqu’il est facile de s’en prendre aux plus effacés. Je pense que j’aurai pu, à cette époque là, ne pas écouter tout ce qui se racontait sur moi si j’avais été sur que cela n’était pas vrai. Le cheminement vers la prise de conscience de son homosexualité peut être parfois très compliqué et il est presque impossible de surmonter le regard des autres quand soit même l’on n’est pas sur de ce que l’on est. Je me rappelle de ces questions solitaires que je me posais sans cesse, sur moi, sur ma vie future, sur le regard que les autres me porteraient si jamais je devenais, pour ainsi dire, un « PD ». "
"Il s’agissait au début d’une envie, d’un pari personnel aussi, puisque vous savez combien il est difficile pour moi de m’exprimer seul en public, surtout quand il faut que je parle de moi.
J’ai parfois l’impression que personne ne me connaît, à quelques exceptions prêts, que personne ne sait comment était ma vie avant vous, que personne ne sait aussi ce qui m’a poussé à certains moments à devenir différent du Vincent que vous aviez connu il y a déjà 4 ans. "
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