dimanche 27 juin 2010

# Pourquoi plus rien n'agite ton coeur? #

J'aimerai comprendre

Cela faisait longtemps que je n'étais pas venu me confier à mon confident intime. Je pense que les dernières  semaines ont été si fortes en émotion qu'il m'a fallu un peu de temps pour remettre de l'ordre dans mes idées. La tournure qu'a pris ma vie il y a maintenant plus d'un moi me semble contraire à ce que j'envisageais à l'époque, étrange, je ne sais plus comment agir. 

Les études pour commencer, échec cuisant. Je me revois encore sur cette liste de résultats interminable pour y lire mon nom à la 196ème place, insuffisante pour avoir médecine, le rêve de ma vie. J'avais mis en ces études beaucoup d'espoir, d'une part parce que m'accomplir dans cette profession aurait été pour moi un moyen de me sentir utile pour les autres, chose que je n'ai jamais réussie à ressentir depuis 20 ans, deuxièmement parce que la réussite m'aurait prouvé que je ne vaux pas moins qu'un autre. 
Le résultat est mortel : je ne servirai sans doute à rien et je fais encore parti de ces nuls qui n'arrivent pas à se battre sur la durée pour accomplir leurs envies les plus folles.

La déprime a commencé à s'installer peu de temps avant le début des épreuves, comme si elle venait pour me déstabiliser une fois de plus au mauvais moment, celui du dernier effort qu'il faut fournir. J'ai sans arrêt cherché à fuir cette descente aux enfers, celle qui vous rappelle que vous n'êtes qu'un Homme parmi tant d'autres et que votre existence n'a souvent aucun sens. J'ai voulu combler ce vide existentiel par bien des moyens; en écrivant, en buvant, en fumant, en essayant de retrouver en les autres une lueur d'espoir, d'intérêt pour ma personne, aucun secours n'a réussi à m'aider. Je pense à présent ne plus pouvoir sortir de ce mode de vie là, de cette remise en question perpétuelle, de ce mal-être constant par rapport à la société qui m'entoure, par rapport aux relations qui se construisent chaque jour entre ces personnes que je trouve tellement fausses. 

J'ai toujours eu du mal à comprendre l'aveuglement de certaines personnes. J'ai parfois vraiment mal de voir que des gens si gentils peuvent devenir les pantins d'êtres sans scrupules, ultimatomateurs. Souvent je me replonge quelques années en arrière et je me dis que j'ai été l'une de ces marionnettes, l'un de ces garçons que l'on balance d'une branche à l'autre, par pure hypocrisie. 

Je voudrai parfois débrancher mon cerveau, pour ne plus penser, pour ne plus voir toute cette horreur qui semble m'entourer. Peut être que mes oeillères ne me font voir que le mauvais côté des choses, peut être que je me trompe sur toute la ligne, peut être même que les autres me trouvent stupide dans ma manière de réfléchir aux choses, mais je ne peux contrer ce coeur qui chaque jour un peu plus faiblit face aux affronts de la vie. 

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